• LE POTAGER

     



    Le gros chou frisé
    Maître du potager
    Écoutait les carottes
    Jacasser comme des sottes


    Encore en train de rire
    Vous devriez rougir
    De vous moquer en cœur
    Des plantes de l’extérieur


    Les poireaux à l’unisson
    Agitaient en cadence
    Comme dans une danse
    Leurs tiges en rang d’oignon


    Les carottes unanimes
    Répliquèrent enfantines
    Regardez ces orties
    Les trouvez-vous jolies ?


    Elles piquent les enfants
    Envahissent les cultures
    Dites-moi assurément
    Leur place dans la nature


    Le gros chou répondit
    Elles font de la bonne soupe
    Repoussent une fois coupées
    Et grâce à leur purin
    Vous ont désinfecté


    Il ne faut jamais se moquer
    De qui n’est pas de son côté
    Tout ce qui vit sur terre
    De soi est complémentaire

     


    (octobre 2008)

     

     


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  • NOUNOURS (le 29/10/2008 à 03h20)

     

    NOUNOURS



    J’ai un petit nounours en peluche
    Doux pelage gris et nez tout noir
    Parfois fâché rageant l’épluche
    Aussi quand j’ai peur dans le noir

    Il a perdu des touffes de poils
    A aussi un œil arrache
    Il est maintenant sans voile
    Avec son habit bien saccagé

    Avec moi toutes les nuits il dort
    Et me protège des souris
    Même quand il joue à faire le mort
    J’en suis sûr il me sourit

    Si je me mets en colère
    Pour faire enrager mes parents
    C’est lui que je mords au derrière
    Et lui arrache quelques poils blancs

    Quand je suis triste il me console
    Surtout si maman m’abandonne
    À mon secours alors il vole
    Et tout son amour il me donne

    Il me parle et je l’entends
    À mon oreille attentive
    Il raconte des histoires d’antan
    Quand j’étais sur une autre rive
    Celle que j’ai oubliée maintenant


    (octobre 2008)

     


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    Une jolie petite souris
    Dans son habit de cérémonie
    Un joli manteau tout gris
    Mangeait de bon appétit
    Une croûte de fromage rassis

    Un rat qui passait par là
    Aussitôt s’en empara
    En disant que c’était son repas
    Qu’il avait laissé là
    Pendant qu’il faisait ses ébats

    La jolie petite souris
    Lui dit alors, je vous en prie
    Excusez-moi monsieur le rat
    D’avoir pour ce midi
    Goûté votre plat favori

    Surpris de voir cette souris
    S’effacer ainsi devant lui
    Le rat sourit à son amie
    Que croyez-vous qu’il arriva ?
    À son festin il l’invita

    Même devant les gens grincheux
    Un sourire est miraculeux

     

     


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